Rapport "Faire d’un système rénové de formation professionnelle un outil majeur d’égalité au travail entre les femmes et les hommes"

Parmi les 36 recommandations du rapport, celle d’associer des objectifs de moyens sur la mixité à la certification des organismes de formation devrait trouver, selon les auteurs, sa place dans la future réforme de la formation professionnelle.

Le constat du rapport Smadja est sévère car non seulement la formation professionnelle ne favorise pas l’égalité entre les hommes et les femmes mais "on peut même avancer l’argument qu’elle renforce aujourd’hui les inégalités". Il masque des disparités plus qualitatives. 21% des hommes se donnent pour objectif un diplôme ou une qualification reconnue, contre seulement 13% pour les femmes.

Selon les auteurs, il est urgent de prendre des mesures pour encourager la mixité dans les parcours de formation. Un enjeu d’autant plus fort qu’un certain nombre de métiers "féminisés" sont aujourd’hui menacés par la transformation numérique. Parmi les 36 recommandations, le lancement d’une grande campagne de communication sur le droit à la formation en insistant sur les métiers scientifiques et techniques et un système d’abondement pour les personnes à temps partiel qui souhaitent s’engager dans une formation longue liée à un secteur en tension.

Dans une démarche volontariste, le rapport propose un plan cadre décennal "Formation, Egalité" comprenant des objectifs, des modalités d’actions, des indicateurs de suivi et de contrôle pour chaque acteur. Cette exigence s’appliquerait aux organismes de formation en intégrant dans la réflexion en cours sur leur certification des critères d’égalité d’accès et de mixité.

Pour en savoir plus : Rapport Smadja

(Source : Centre Inffo)

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